Blabla en photos

Chaque matin depuis une semaine, j’ai une petite pensée pour Monsieur et Madame Icsi en arrivant au boulot. Ce charmant petit couple a élu domicile dans le bassin au pied de l’immeuble où je travaille :

Je n’avais pas encore eu l’occasion de vous présenter mes achats de la Boutique des Idées Fertiles.

Un marque-page et un porte-clés :

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On y trouve plein de choses sympas et c’est fait avec amour par les Pmettes alors pas d’hésitation !

Et après les love songs d’hier, une love picture :

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Au jour le jour

Ce matin, je me suis rendue au laboratoire de l’hôpital comme demandé par l’interniste. Le labo est en sous-sol, plus très jeune malgré quelques efforts sur la décoration. La dame de l’accueil a mis du temps avant de trouver les infos nécessaires au prélèvement, ce sont des analyses peu courantes à priori. Elle a dû faire appel à une autre dame, celle qui m’a ensuite fait le prélèvement car pas sûre d’elle. Seuls 2 tubes ont été prélevés contre 23 dans le labo près de chez moi. L’interniste et Blondie recevront directement les résultats, je n’ai pas à repasser au labo pour les récupérer.

Une fois sortie, je me suis rendue dans le bâtiment de l’AMP. Je me suis présentée au secrétariat à 08h50 et j’ai demandé si Blondie était bien là aujourd’hui. Elle n’était pas encore arrivée et la secrétaire n’était pas sûre qu’elle me reçoive car elle avait des consultations. J’ai quand même tenté ma chance et j’ai fait le pied de grue devant la porte de son bureau histoire de ne pas la louper.

J’allais renoncer quand elle est enfin arrivée, emmitouflée dans son manteau. Elle a accepté de me recevoir mais j’ai dû patienter encore de longues minutes le temps qu’elle s’installe. Je lui ai expliqué que j’avais été surprise que l’interniste veuille refaire la prise de sang. L’interniste, qui est la chef du service de médecine interne, pense que le laboratoire qui a effectué les analyses n’est pas fiable. Déjà, il y a apparemment des résultats d’analyses qui n’étaient pas demandées (je ne peux pas vérifier car je n’ai plus l’ordonnance, limite j’ai envie de passer à mon labo demain pour vérifier) et certains chiffres seraient incohérents entre eux. Pour elle, il serait précoce de me donner un traitement maintenant. Par contre, je prends de la progestérone par voie vaginale pour soutenir la grossesse.

J’ai expliqué à la Blondie que j’avais peur que, si les anticorps sont confirmés par ce nouveau prélèvement, on ait perdu du temps pour rien. Mon rdv chez l’interniste correspondra au terme auquel la grossesse précédente avait arrêté d’évoluer. Pour me rassurer, elle a proposé de me faire une écho à ce moment-là. Même si son agenda est plein, elle a casé l’échographie entre deux rendez-vous. J’espère que l’issue sera différente de la dernière fois. Le 12 mars sera une grosse journée.

J’ai décidé de prendre quand même la cortisone jusqu’au rdv, si ça peut aider le petit bout à s’accrocher, ça vaut le coup. J’ai un profond sentiment d’impuissance, face aux décisions des médecins (je me dit que c’est quand même la chef du service, elle doit connaître un peu son sujet) et face à DNLP. Si fausse-couche il doit y avoir, il n’y a pas grand chose que je puisse faire. Du coup, bizarrement, je me sens plutôt zen pour l’instant et ça m’aide à lâcher prise sur les événements. Je pense que ça sera différent le jour de l’échographie, les mauvais souvenirs risquent alors de ressurgir.

En attendant, je vais vivre au jour le jour. Je parle déjà au petit bout qui fait à peine la taille d’un grain de sésame (ça y est, je perds la boule), je lui dit de tenir, que je fais de mon mieux pour que ça marche. Je parle à mon corps aussi, pour qu’il accepte cette grossesse, qu’il ne rejette pas l’embryon.

Nouvelles du front…

Comme prévu, j’ai repris mon marathon téléphonique aujourd’hui et comme prévu, ça n’a pas été simple. Je me suis isolée 1/2 heure dans une salle de réunion ce matin histoire d’être à l’abri des oreilles indiscrètes. Hier soir, j’avais fait ma liste des choses à faire :

– rappeler l’AMP

– rappeler la médecine interne

– prendre rdv avec le généraliste pour tenter d’obtenir la cortisone

– prendre rdv avec la gynéco de ville

– prendre rdv pour l’écho de datation que ma gynéco de ville a prescrit à 7 SA

Là, je me suis demandé par qui commencer… Allez, je tente l’interniste, c’est quand même la plus concernée. Ça sonne dans le vide mais personne ne répond. Bon, ben pas grave, je vais tenter de joindre l’AMP. Cette fois, le téléphone ne sonne même pas, pas de secrétaire, rien, ça bascule directement sur messagerie « Le secrétariat de l’AMP n’est pas disponible pour le moment, veuillez renouveler votre appel ». Pas possible de laisser un message vocal non plus. Du coup, je tente les différents numéros de l’AMP, car il y en a plusieurs. C’est pareil sur tous. Je refais un essai avec le numéro de médecine interne, toujours personne.

Changement de stratégie, je me décide à envoyer un mail commun à Blondie et l’interniste. Je réexplique rapidement mon cas, qu’on doit se voir le 12 mars parce que j’ai des anticorps, que je suis enceinte et que j’aimerai beaucoup avancer notre rdv ou à minima savoir quoi faire en attendant. Je mets mes résultats en pièces jointes et j’envoie en me disant que je rappellerai l’après-midi car la matinée était déjà bien avancée et il fallait que je fasse acte de présence à mon bureau avant que les collègues ne s’interrogent. Avant de quitter la salle de réunion, je prends rdv chez un généraliste que je consulte parfois; c’est pratique, il est près de là où je bosse. Rendez-vous pris pour midi mais la secrétaire me prévient que ce sera un remplaçant, le docteur est en vacances (je suis maudite).

A midi, je suis donc allé à mon rdv avec le généraliste. Il n’était pas franchement emballé à l’idée de me faire une ordonnance de cortisone comme ça. Je lui ai expliqué le parcours, le pourquoi du comment, le dosage attendu (merci Margou). Il m’a posé beaucoup de question mais au final, il m’a fait l’ordonnance : Cortancyl 10 mg rempacé par Prednisone 5mg à la pharmacie, je me demande si je ne suis pas fait roulée…Bref, en sortant du cabinet, j’avais l’impression d’avoir trouvé le Graal.

Sauf que j’ai vu que j’avais un message sur mon répondeur. C’était évidemment Blondie. Pour une fois qu’elle m’appelle, il a fallu que je sois en rdv à ce moment-là !

Elle m’explique qu’elle revient de vacances (ah bon, sans blague ?!) mais qu’elle a bien vu mon e-mail et qu’elle a contacté sa collègue interniste (bien, elle est pro-active).  Cette dernière est étonnée des résultats, elle les trouve discordants et souhaite que je refasse la prise de sang dans le laboratoire de l’hôpital pour être sûre de la fiabilité des résultats. En attendant,  il n’y a pas de consensus pour me donner un traitement pour les anticorps.

Moi qui était contente d’avoir enfin pu me faire prescrire de la cortisone, je me suis retrouvée avec le moral dans les chaussettes et une boule de stress dans le ventre en un rien de temps.

J’ai évidemment essayé de rappeler mais le secrétariat ferme entre midi et deux. J’ai renvoyé un mail à Blondie pour qu’elle me rappelle concernant son message. J’ai bien eu un appel en début d’après-midi mais de la secrétaire qui voulait savoir si j’allais passer récupérer l’ordonnance pour refaire le bilan fausse-couche (qui m’avait coûté pas loin de 100€) ou si elle me l’ envoyait par e-mail (solution que j’ai choisie). Je lui ai dit que je souhaitais que Blondie me rappelle car j’avais des questions concernant le message téléphonique laissé. La secrétaire m’a dit qu’elle allait lui demandé de me rappeler. Voyant que le coup de fil n’arrivait pas, mon homme a tenté sa chance en fin d’après-midi. La secrétaire lui a dit que la gynéco était en réunion mais qu’elle appellerait après (il est 21:07, ni lui ni moi n’avons reçu de coup de fil et pourtant, je pense que la réunion en question doit être finie depuis longtemps).

Je me suis donc fendue d’un nouvel e-mail ce soir pour lui poser mes questions :

– en quoi l’interniste trouve-t-elle mes résultats discordants ?
– ces résultats peuvent-ils varier d’un prélèvement sanguin à l’autre ?
– en quoi la fiabilité des résultats change d’un laboratoire à un autre ?
Si l’interniste remet en doute mes résultats actuels concernant les anticorps, cela veut-il dire qu’on n’a plus d’explication pour les fausses couches ? J’espérais que cette grossesse aurait de meilleures chances d’aboutir grâce au suivi et au potentiel traitement et finalement, j’ai l’impression que nous ne sommes pas plus avancés.
Je l’ai aussi prévenue que je passerai à l’hôpital demain matin pour refaire la prise de sang et que je passerai par l’AMP en sortant; j’espère pouvoir échanger quelques minutes avec elle sur le sujet.

Ce soir, le moral n’est pas au beau-fixe, vous vous en doutez. Je me sens perdue et j’ai l’impression que nos interactions avec l’AMP ne sont qu’une succession de déceptions.

J’essaie de me raccrocher au petit point positif du weekend : samedi, mon Beta HCG était passé à 323 UI/L, il avait donc triplé en 48 heures (c’est bien non ?)

La guerre des nerfs

Pas de surprise, c’est la galère pour avoir un médecin au bout du fil. Contrairement à ce que m’avait dit la secrétaire, personne ne m’a rappelé hier soir.

Je suis donc retournée au combat ce matin, enfin… j’ai décroché mon téléphone. La secrétaire m’a dit que la gynéco était débordée hier et qu’elle n’avait donc pas pu me rappeler. Je demande si elle peut me la passer cette fois : impossible, elle ne sera là que vers 11h00 (elle se prend une grasse matinée pendant que mes anticorps se déchaînent, c’est pas vrai ?!). Je rappelle donc à 11h15 et cette fois, la secrétaire transfert l’appel…avant de me reprendre pour me dire que la gynéco ne décroche pas. Elle est probablement en consultation.

La secrétaire m’assure qu’elle va une nouvelle fois lui laisser un message avec mes coordonnées mais que si je n’ai pas de nouvelles, il faudrait que j’insiste cette après-midi car elle (la secrétaire) sera absente (elle aussi part en vacances au ski ?).

Je me suis donc attelée à la tâche. Tous mes appels avant 14h30 basculaient automatiquement sur messagerie et après ça, personne ne décrochait.

Et là, je me suis rappelée qu’au moment de la FC, elle m’avait laissé son numéro de portable (mouahaha!). Bon, je n’ai pas osé appeler directement mais par contre, je lui ai envoyé un texto. Et puis, j’ai attendu et attendu…J’ai même fait une sieste de 2 heures (être en arrêt maladie ça aide).

N’en pouvant plus, on discute plan de bataille avec mon homme. Il propose de passer à son cabinet ce soir en rentrant du boulot ❤ et de faire le pied de grue jusqu’à ce qu’elle le reçoive.

De mon côté, je tente une nouvelle fois d’appeler et miracle, elle décroche. Elle n’avait bien évidemment pas lu mon texto, je réexplique donc la situation pour qu’elle me remette. Elle était un peu confuse au début, elle pensait que la PMA ne m’avait pas encore fait le bilan FC et qu’on ne savait pas pour les anticorps. Je réagis immédiatement pour lui dire que c’est confirmé pour les anticorps et elle tilte enfin « Ah oui, il y a a même beaucoup » Oui c’est ça !

Elle est ok pour me faire l’ordonnance de l’Aspegic mais me dit qu’elle ne connaît pas les dosages pour la cortisone. (heureusement que je suis assise quand elle me dit ça). Elle me dit de rappeler l’AMP et le médecin interne lundi, qu’ils devraient me prendre rapidement vu la situation. Mon homme passera prendre l’ordonnance à son cabinet ce soir.

Je suis un peu dépitée lorsqu’on raccroche mais après avoir fait un compte-rendu à Monsieur, il me dit qu’il y a probablement eu une incompréhension de ma part lors du dernier rendez-vous. Qu’effectivement elle avait parlé de la cortisone comme un traitement donné dans ce type de cas mais pas que ce serait forcément elle qui la prescrirait.

Lundi promet d’être bien galère s’il faut que je bataille avec 2 secrétariats mais bon, pas trop le choix si je veux que ce petit bout ait toutes ses chances.