Dernier rdv à l’AMP… enfin j’espère

J’ai reçu un appel du secrétariat de l’AMP ce matin. J’avais peur qu’ils annulent le rdv de cette après-midi mais c’était tout l’inverse, ils voulaient l’avancer ! Nous nous sommes donc rendu à l’hôpital en début d’après-midi. Oh miracle, il n’y avait que 3 personnes dans la file d’attente pour les étiquettes. Blondie avait quand même 20 minutes de retard. J’ai profité d’un angle dégagé pour prendre la salle d’attente aux sièges colorés :

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L’écho s’est bien passée, le petit bout va bien. Blondie a commencé par un « Oh mais il a bien grossi depuis la dernière fois ! » Il fait maintenant 17,7mm et les battements de cœur sont plus rapides, à 174 bpm. Blondie nous a dit qu’on pouvait se rassurer maintenant car nous avons passé le cap critique pour les FC précoces (entre 6 et 8 SA). Elle m’a dit que je pouvais arrêter la Progestérone mais je dois continuer l’acide folique. Normalement, je ne la reverrai plus car c’est ma gynéco de ville qui va prendre le relai pour le suivi. Elle nous a cependant demandé de lui donner des nouvelles pendant la grossesse.

En sortant, nous sommes allés rendre visite à la grand-mère de mon homme qui est hospitalisée dans cet hôpital. Mes beaux-parents étaient là aussi. Nous leur avons montré les images de l’échographie, qu’il a fallu commenter parce le petit bout ne ressemble par encore vraiment à un petit d’homme pour le moment et l’impression n’est pas vraiment de super bonne qualité 😉

Prochaine étape dans 3 semaines avec l’écho du premier trimestre.

Un air de printemps

Cette semaine aura été sous surveillance pour le petit bout. Tout a commencé lundi avec l’écho de datation. Je me suis rendue dans un centre de radiologie qui pratique les dépassements d’honoraires mais je n’ai pas regretté. Je ne sais pas si leur machine est plus récente ou plus performante que celle des urgences mais j’ai trouvé l’image beaucoup plus claire.

Il faut dire aussi que le petit bout a grandit, 1.2 cm ! J’étais à 7SA +5 et la taille correspond à 7SA+3. Vu mon ovulation tardive, la croissance du petit bout est donc normale.

Ce que j’aime dans ce centre, c’est que c’est toujours le même échographe qui gère les examens gynécos (je l’avais déjà eu pendant le bilan fertilité et lors d’une écho de contrôle post-FC) et à chaque fois, il prend le temps d’expliquer ce qu’il fait, ce qu’on voit sur l’écran… Il a d’ailleurs trouvé une explication pour mes saignements, j’ai un hématome décidual qui s’est formé là où l’embryon s’est implanté. Il y a des chances pour que je saigne à nouveau tant que l’hématome n’est pas résorbé mais rien d’inquiétant. Mon homme et moi sommes donc repartis soulagés que tout aille bien et rassurés d’avoir eu une explication pour les saignements (c’est mieux que le « ça arrive » des urgences).

Mercredi, j’avais rdv avec ma gynéco de ville. Je lui ai fait une mise à jour de tout ce qui est arrivé depuis le début de la grossesse puisqu’on ne s’était pas revues depuis. Elle m’a rassurée quant aux saignements, pour elle, tant qu’ils ne sont pas abondants, qu’il n’y a pas de douleurs, il ne faut pas s’inquiéter. Une échographie par semaine ne lui paraît pas nécessaire, elle préfèrerait ne pas trop solliciter mon col. D’ailleurs, elle n’a pas pu me faire d’écho car sa machine est en panne (c’était donc bien une vieillerie !). J’ai le bilan sanguin classique à faire (toxo + glycémie à jeun).

Le semaine prochaine, j’ai une écho prévue avec Blondie. Si j’ai besoin de me rassurer, il me reste aussi une ordonnance pour une écho de contrôle que je pourrai faire début avril. Le rdv est pris pour l’écho des 12 SA, ce sera le 16 avril. Plus cette échéance approche, plus j’y crois mais j’ai toujours peur de me projeter complétement dans cette grossesse. C’est une sorte de superstition absurde: si j’y crois, DNLP se rappellera à mon bon souvenir, du coup, tant que je n’y crois pas vraiment, elle se fait oublier. D’ailleurs, je n’arrive toujours pas à taguer mes posts en PB.

Ce matin, c’était le retour aux urgences pour l’écho de contrôle. Après deux longues heures d’attente, j’ai été appelée. Au début, l’interne a eu l’air de chercher longtemps le petit bout. Je commençais à me dire « Il n’a pas disparu quand même ?! » Dès qu’elle l’a trouvé, elle m’a fait entendre son cœur et m’a regardé avec un grand sourire. « Ça c’est une grossesse bien évolutive ». Tout va bien 🙂

La semaine aura été marquée également par une augmentation de mes problèmes gastriques. Je n’ai pas de nausées mais la digestion est très difficile, l’estomac est très acide et douloureux. La gynéco m’a dit de prendre du Gaviscon. J’espère que ça va me soulager un peu car ces derniers jours, j’étais mal toute la journée. Avec la fatigue (22h00 max je suis au lit), j’ai passé la semaine en mode loque sur le canapé.

Bon, j’arrête de me plaindre de mes petits maux et j’essaie de profiter au max de ce bonheur. Je mesure ma chance et j’aimerai vous donner la recette miracle, le précieux ticket pour monter dans le train…mais c’est impossible. Alors j’attends avec vous, je croise très fort pour vous et j’espère qu’avec le printemps, DNLP laissera éclore une effusion de bébés synthétiques sur la blogo  😉

« C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore. » Anatole France

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#1CoupleSur6 #VagueEspoir

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Qu’est-ce que l’infertilité ?

Au Québec, un couple sur six recevra un diagnostique médical d’infertilité.

L’infertilité est la difficulté, voir l’impossibilité, d’avoir un enfant sans aide médicale. L’infertilité est une maladie reconnue par l’organisation mondiale de la santé depuis 2009. Elle se définit par une année de relations sexuelles non protégées ne menant pas à une grossesse, ou trois fausses-couches consécutives. Parfois, la cause est identifiable, mais plusieurs couples font face à une infertilité inexpliquée.

L’infertilité peut arriver à tout âge. Ça peut arriver à tout le monde. Que vous soyez en bonne ou en moins bonne santé, que vous ayez 40 ans ou 20 ans, que vous ayez déjà eu des enfants ou non, que vous soyez riche ou pauvre… Personne n’est à l’abri.

C’est un diagnostique qui fait mal et qui a un impact dévastateur sur le projet de vie d’une personne ou d’un couple. L’absence d’un enfant, d’un frère ou d’une soeur, d’un petit-enfant, d’un neveu, d’une nièce… ça laisse un trou béant dans le cœur du couple et de leurs proches.

Puisque le sujet est difficile à aborder, un grand nombre de couples souffrent de leur infertilité en silence. Même si vous avez l’impression que l’infertilité ne vous touche pas directement, il y a probablement plusieurs personnes de votre entourage qui ont vécu ou qui vivent encore cette épreuve. Pour ces personnes, le programme de procréation assistée du Québec peut faire toute la différence.

Le projet de loi 20

Le Projet de loi 20 a été déposé par le Ministre de la santé et des services sociaux Gaétan Barrette le 28 novembre 2014. Il touche à deux sujets: la pratique de la médecine familiale et spécialisée, et le programme de procréation assistée du Québec.

En matière d’impact sur le programme de procréation assistée, le projet de loi 20 propose :

  • L’abolition du crédit d’impôt actuel de 50% pour les dépenses reliées aux traitements de fertilité.
  • L’illégalité absolue pour les femmes de plus de 42 ans d’accéder à la fécondation in vitro (FIV), même à leur frais. Un médecin qui conseillerait à une patiente de plus de 42 ans de recevoir des traitements hors du Québec serait également passible d’amende.
  • La fin de la couverture par la RAMQ de 3 cycles de FIV par enfant désiré.

Au lieu, le projet de loi propose un nouveau crédit d’impôt pour la FIV. Ce crédit :

  • Ne sera pas accessible aux couples où l’un des conjoints a déjà eu un enfant.
  • Ne sera pas accessible si la FIV est nécessaire suite à une stérilisation volontaire (vasectomie, ligature des trompes)
  • Ne sera donné qu’une seule fois (1 cycle) aux femmes de moins de 37 ans, et deux fois (2 cycles) aux femmes de 37 à 42 ans.
  • Remboursera seulement de 20% à 80% des frais de traitement, selon le revenu familial: 80 % pour les revenus familiaux de moins 50 000$, diminuant progressivement jusqu’à 20 % pour ceux de plus de 120 000$.

Les inséminations artificielles et les soins requis pour les patients qui doivent commencer un traitement médical qui entraîne un risque sérieux de mutations génétiques ou une infertilité permanente seront toujours couverts.

Le projet de loi 20 rendra la fécondation in vitro financièrement inaccessible pour la majorité des couples Québécois. De plus, certaines clauses du projet de loi sont discriminatoires et injustes, et vont beaucoup trop loin.

Soutenons la Vague Espoir parce que ce qui se passe au Québec aujourd’hui pourrait arriver en France demain.

Les montagnes russes

Les nouvelles de la part de l’interniste ont mis plus de temps que prévu à arriver. Le médecin a demandé certaines vérifications à sa collègue du labo. Elle m’a donc recontacté ce matin par e-mail après 2 e-mails de ma part et 2 messages laissés à sa secrétaire (puisqu’elle m’avait dit qu’elle me recontacterait mercredi). Voici son message « Les facteurs antinucléaires sont négatifs et j’ai demandé à l’immunologiste de pousser plus loin (c’est inhabituel mais j’y tenais aux vues des résultats de ville) et de faire une recherche d’antigènes nucléaires solubles qui est elle aussi négative! Il n’y a donc pas auto-immunité et donc pas de traitement! ». J’ai eu un mélange de sentiments en lisant ce mail. D’abord, le soulagement, c’est cool, je n’ai pas de maladie auto-immune. Ensuite, un choc en repensant que mon labo de ville m’a quand même donné une liste de facteurs antinucléaires positifs longues comme mon bras. Comme disent nos amis anglo-saxons : What the f*ck ?! Et pour finir, de l’anxiété car du coup, on a perdu l’explication qu’on pensait tenir pour les fausse-couches à répétition.

En plus, je suis retournée aux urgences ce matin. J’ai flippé à 02h50 du matin car, lors de mon pipi nocturne, j’ai vu que j’avais de nouveaux saignements. Pas énormes certes, mais ça fait la troisième fois en 10 jours.  Les urgences étaient plutôt calmes, j’ai donc été prise en charge rapidement par une interne. Le petit bout est toujours là, son cœur bat toujours, c’est rassurant. Ce qui l’est un peu moins est qu’elle m’a dit qu’il avait la taille d’un embryon de 6 semaines alors que je suis à 7 SA+2. Il faisait 3mm lundi, il en fait 4.1 aujourd’hui. J’essaie de me rassurer en me disant que mes tests d’ovulation étaient positifs à J16 et J17 (alors qu’habituellement c’est aux alentours de J14). Je ne saignais plus lors de la consultation. J’ai demandé à l’interne d’où ça peut venir et j’ai eu droit au classique « ça arrive parfois en début de grossesse« . Elle m’a ensuite posé quelques questions, genre est-ce que j’avais fait un effort particulier la veille, soulevé quelque chose de lourd (les 4.4kg du chat, ça compte ?) mais rien de tout ça. Elle s’est ensuite renseignée sur mon travail (dans un bureau, c’est pas trop violent), mais quand je lui ai dit que je bosse à La Défense, elle a tiqué sur mon temps de trajet. « 1h15 aller, ça vous fait minimum 2h30 de transports par jour, quand il n’y a pas de problème…hum…ça fait beaucoup. Ça pourrait expliquer vos saignements. » Résultat, elle m’a arrêtée pour une semaine, me conseille d’aller voir ma gynéco de ville pour faire un point avec elle et je dois refaire une écho de contrôle vendredi prochain aux urgences. Moi qui voulait du suivi, je suis servie.

On est loin d’une grossesse sereine, mes émotions font des montagnes russes entre espoir et angoisse mais pour l’instant, le trop petit bout s’accroche et c’est tout ce qui compte.

Cadeau du jour

L’échographie ce matin a été un peu expéditive. Blondie m’avait casé le rdv entre deux dans son planning. Elle ne bossait même pas dans le bâtiment de la AMP aujourd’hui et elle est revenue juste pour nous. Elle a pris la salle d’écho mais il fallait la libérer rapidement. Du coup, à peine entrés, je me suis déshabillée et j’ai grimpé sur la table. Au début, je ne voyais pas l’écran. J’écoutais la gynéco décrire ce qu’elle voyait à mon homme : « Là, il y a le sac vitellin, ici l’embryon. Je perçois un battement. » Un grand sourire n’a plus quitté mon visage. « Tout va bien, je vais vous le montrer. » Enfin, elle a tourné l’écran pour que je vois le petit bout et nous a fait entendre son cœur. Il mesure 3.2 mm. C’est fou mais j’ai encore du mal à réaliser qu’il est bien là, à grandir au creux de mon ventre. Pour l’instant, tout va bien. La gynéco pense qu’il faudrait une échographie par semaine jusqu’à celle des 12 SA. Le truc est qu’elle me dit ça mais ne me donne qu’une ordonnance pour l’écho du 1er trimestre… Je rappellerai ma gynéco de ville pour le suivi.

Cette après-midi, c’est la première rencontre avec l’interniste. La grosse déception est qu’elle n’avait pas les résultats du laboratoire or c’est ce qui doit confirmer ou infirmer la présence des anticorps. Le médecin a bien tenté d’appeler mais la spécialiste du labo ne revient que mercredi de congés. En attendant, elle nous a tenu un discours rassurant. Mon taux d’anticorps anti-nucléaires est à 80 soit faiblement positif. Les patients atteints de maladie auto-immune ont des taux avoisinant 1000. A priori, il y a environ 10% de la population qui ont un taux faiblement positif sans être malade pour autant.  Autre point, le fait que les anticorps vis-à-vis des antigènes soit tous positifs et si élevés lui paraît incohérent avec le taux de 80. Elle nous a aussi dit que même si les résultats sont confirmés, cela ne voudra pas forcément dire traitement derrière. C’est elle la spécialiste, elle est chef de service et semble expérimentée, attendons mercredi pour voir ce que donneront les résultats du labo.

D’ici là, je me réjouis d’avoir pu voir et entendre les battements du petit bout. J’espère qu’il va continuer de se développer dans les semaines à venir. Il faut patienter jusqu’à mi-avril pour l’écho des 12 SA. Aujourd’hui c’était notre anniversaire de couple (6 ans) et on ne pouvait rêver meilleur cadeau que les battements de son cœur. L’écho du premier trimestre tomberait aux alentours de mon anniversaire… le seul cadeau que je souhaite est qu’il aille bien :-).