Première séance d’haptonomie [grossesse]

Ça y est, nous voilà revenus de notre première séance d’haptonomie 🙂

Notre haptothérapeute, Claire, est une médecin généraliste. Elle pratique chez elle. Elle a aménagé un bâtiment au bout de son jardin, avec un accès direct de la rue. Dans la première pièce, nous avons été invités à laisser nos vestes, mon sac et à nous déchausser. Dans la seconde, il y avait trois fauteuils, quelques étagères et la table où se pratique l’haptonomie.

Installé dans les fauteuils, nous avons commencé par raconter notre histoire, les FC, la PMA, les débuts stressants de cette grossesse et expliquer pourquoi nous avons choisi l’haptonomie. Claire m’a tout de suite mise à l’aise. Elle a une voix et des gestes doux, elle est attentive à ce qu’on lui raconte, nous a posé quelques questions pour détailler certains points.

Elle m’a ensuite invitée à m’installer sur la table. En m’asseyant dessus, j’ai eu la surprise de sentir un matelas moelleux sous mes fesses. Je me suis donc allongée confortablement, un oreiller derrière la tête. Mon homme était assis à côté sur un tabouret. Claire a commencé par le décambrage, que mon homme apprendra plus tard. Comme son nom l’indique, cela a pour but de décambrer le dos par quelques simples mouvements. Pour l’instant, il ne me fait pas trop souffrir mais j’imagine que plus la grossesse avance, plus cela doit soulager. C’était agréable, je me suis sentie bien détendue après.

Elle est ensuite passée au balancier (je ne suis plus sûre du nom). Elle passe ses mains sous mes chevilles, très délicatement. Elle m’invite au contact en se penchant légèrement en avant, puis elle m’étire le dos en repartant doucement en arrière. Une fois que je suis bien étirée, elle instaure un mouvement de balancier d’avant en arrière qui me berce tout le corps. Je sens ce bercement partout, jusque dans mon ventre. Elle l’a refait plusieurs fois en détaillant chaque étape au futur papa qui est ensuite passé à la pratique. Pas évident pour lui, il était un peu stressé. Du coup, son contact était plus ferme, plus marqué. Claire lui a expliqué qu’il fallait que les mains soient comme des plumes, douces et légères. Après quelques essais, mon homme a réussi à se détendre un peu et me bercer. Il faudra qu’on pratique à la maison pour que ce soit aussi doux qu’avec l’haptothérapeute.

Après ça, elle nous a montré comment être « présent » dans le toucher. Elle a pris l’exemple des échographies qu’on a pu faire depuis le début de la grossesse et nous a demandé où était mon homme à chaque fois. Euh, ben… entre les salles d’examen trop étroites, trop encombrées, les tabourets à l’autre bout de la pièce, nous réalisons que nous étions séparés à chaque fois.

Elle a donc montré à mon homme une façon d’être présent, par le toucher, que ce soit au niveau des chevilles, de la cuisse ou du bras en fonction de la disposition de la salle d’échographie. Tant que le médecin n’est pas gêné pour faire l’échographie, il ne s’opposera pas à ce que le futur papa se rapproche.

Pendant qu’elle expliquait tout ça, j’ai senti le petit bout qui se manifestait avec vigueur en bas, à droite de mon ventre, là où mon homme se tenait. Je crois qu’il a bien aimé les bercements 🙂

Nous avons ensuite positionné nos mains sur mon ventre, d’abord Claire et moi. Au bout de quelques instants, j’ai clairement senti le petit bout venir se blottir sous la paume de ma main. C’est magique de sentir que quelqu’un répond à l’invitation au contact.

Mon homme a ensuite posé les mains sur mon ventre. Est-ce que le bébé a senti son stress ou est-ce qu’il en avait tout simplement marre, il ne s’est plus manifesté. Nous avons alors fait un mille-feuille de mains, la mienne directement sur mon ventre, puis celle du papa et celle de Claire au dessus. Le bébé a donné de légers coups au niveau de mon nombril, j’ai alors remis la main du papa au contact de ma peau mais il n’a pas senti les coups. Claire était presque étonnée que je sois si réceptive aux mouvements du bébé à ce terme de grossesse (ma jauge de fierté a grimpé en flèche 🙂 ).

Pour finir, elle nous a expliqué qu’il fallait en quelque sorte dire au revoir au bébé, le prévenir que c’est terminé mais qu’on recommencera.

J’ai beaucoup aimé cette séance qui a duré 1h30 au total, rassurée d’avoir si bien senti le bébé. Claire nous a demandé de discuter ensemble, tranquillement à la maison avant de décider si on voulait continuer l’haptonomie.

Pour moi, c’était plutôt clair que j’avais envie de continuer mais je voulais avoir l’avis de mon homme que j’ai senti stressé tout du long. Il m’a expliqué que c’est la peur de mal faire ou de ne pas y arriver qui le stressait. Pour autant, il a très envie de continuer aussi. J’espère qu’avec le temps, il parviendra à se détendre et à en profiter pleinement.

Dès demain, je recontacterai Claire pour prendre rendez-vous pour la deuxième séance.

J’ai craqué… [grossesse]

Inutile de vous dire que je ne suis pas tout à fait sereine malgré les semaines de grossesse qui passent. Heureusement, depuis une petite quinzaine, je sens de plus en plus bébé bouger. C’est très rassurant…sauf quand il ne bouge pas ! Le weekend dernier, mon stress est monté crescendo car bébé s’est fait très, très, trop discret.

Le futur papa a bien essayé de me rassurer, me disant qu’à ce stade, c’est normal de ne pas le sentir tout le temps, qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Moi-même, j’essayais de me raisonner : le samedi nous avons fait un jeu de rôle l’après-midi, le soir nous étions invités pour une soirée jeux et dimanche midi, c’était barbecue chez des amis. Avec tout ça, je ne devais pas être très concentrée sur ce qu’il se passait en moi. En plus, ce weekend, pourtant pas violent, a déclenché de nouvelles contractions. J’ai donc pris mon mal en patience.

Lundi, c’était le retour au boulot après 10 jours d’arrêt de travail. Dès le matin, j’ai pu sentir que les transports avaient un impact majeur sur mes contractions. Je me suis donc bourrée de Spasfon. Le soir, en rentrant, je me sentais vraiment épuisée et toujours pas rassurée, le petit bout ne s’étant toujours pas manifesté. J’ai donc craqué , oui, je l’avoue !  J’ai commandé sur le net un doppler pour écouter les battements de cœur de bébé. Je me suis dit que si ça marche bien, j’aurai un moyen de me rassurer (et si ça ne fonctionnait pas, je serai retournée voir ma gynéco). Plus tard dans la soirée, mon homme et moi nous sommes mis au lit, il a posé sa main sur mon ventre et nous avons commencé à parler de tout et de rien. Devinez qui s’est manifesté sous la main de papa ? Le petit bout ce coquin ! Après avoir était en mode furtif pendant 3 jours, le voilà qui fait la java dans mon ventre ! Gros ouf de soulagement pour moi 🙂

Côté contractions, elles ne sont pas passées et je dirai même qu’elles se sont bien réinstallées. Mercredi, j’ai donc rappelé la secrétaire de la gynéco qui m’a proposé un rendez-vous dans la journée car elle avait un désistement.

Je suis arrêtée pour un mois et cet arrêt devrait être prolongé jusqu’au congé maternité. La gynéco ne souhaite pas me voir reprendre le travail avec ses 2h30 minimum de trajet quotidien. Affaire à suivre. En attendant, elle m’a prescrit un prélèvement vaginal pour éliminer toute infection et une écho pour mesurer le col.

J’ai reçu le fameux Doppler aujourd’hui. Je l’ai testé même si je n’ai plus besoin d’être rassurée. Comme je suis au repos, je ressens le petit bout plusieurs fois par jour. L’appareil fonctionne très bien, j’ai très vite trouvé le cœur et l’ai fait réécouter à mon homme. Ce n’est pas la première fois qu’on l’entend mais ça reste magique, ça me donne la banane à chaque fois.

En vrac [grossesse]

La semaine dernière avait lieu le rdv du 4ème mois. Avant de m’examiner, la gynéco me demande comment ça va (beaucoup mieux depuis qu’on a passé le cap du 1er trimestre) et si j’ai des douleurs. Je lui explique que j’ai souvent une barre dans le bas du ventre, généralement le soir mais ça peut aussi arriver dans la journée, notamment si je reste longtemps debout. J’ai été un peu surprise quand elle m’a annoncé que ce sont des contractions. Elle m’a donc expliqué qu’il y a soit les douleurs de règles classiques, soit la barre dans le bas du ventre. Si la douleur avait été plus sur chaque côté du ventre, elle aurait penché pour des douleurs ligamentaires liées au développement de l’utérus. J’ai eu un arrêt de travail pour une dizaine de jours, la consigne était repos mais pas besoin de rester alitée non plus.

Je suis ensuite passée sur la table d’examen. Le col est bien fermé et toujours long (gros ouf de soulagement). Après de longues minutes de recherche (je voyais le visage inquiet du futur papa), nous avons enfin entendu le cœur du petit bout (note pour plus tard, éviter de se tartiner le ventre de crème hydratante avant les rdv !). C’est rassurant et en même temps, les échographies régulières me manquent. C’était vraiment bien de pouvoir suivre l’évolution de bébé au fil des semaines. La prochaine écho me paraît être dans une éternité.

Pour calmer un peu mes angoisses, j’ai décidé de suivre les conseils de l’ostéopathe et j’ai pris rendez-vous avec une haptothérapeute. L’ostéo pensait que ça m’aiderait à mettre derrière nous les FC et que ça me rassurerait de créer un lien précoce avec le petit bout. Pour elle, l’haptonomie est un très bon moyen pour cela. J’en ai donc parlé à mon homme qui ne connaissait pas spécialement mais il est très intéressé lui aussi pour interagir très tôt avec bébé. La première séance aura lieu dans 2 semaines, j’ai hâte !

Nous avons choisi un artisan pour les travaux dans la salle de bain et la chambre du petit bout. Le chantier commence mi-juin. (Merci Ptbichon, je suis passée par 123Devis et j’ai pu avoir pas mal de devis d’artisans proches de chez moi.)

Du coup, j’ai eu envie d’aller faire un tour dans un magasin de puériculture. En me baladant dans les rayons, je me suis sentie un peu perdue, voire intimidée. C’est fou le nombre d’objets de puériculture à disposition sur le marché ! Je me demande comment faire les bons choix dans cette multitude de possibilités. Le soir même, j’en ai parlé à mon homme qui m’a rassurée. On a pris l’exemple de la poussette car il savait que j’avais demandé des conseils à une amie. Il m’a rappelé que j’avais déjà une liste de critères de choix établie (comme pas de nacelle, poignées réglables en hauteur car nous sommes grands, possibilité de mettre bébé face à nous au début puis face au monde, etc…). On procédera à cet espèce de brainstorming pour les achats majeurs pour réduire le champ des possibles. Après, si on hésite encore, on pourra toujours demander l’avis des amis ou solliciter les vendeuses (je n’ai pas vu de vendeurs dans ce type de magasins).

Bref, la grossesse se poursuit bien malgré mes petites inquiétudes persistantes. Mon ventre s’arrondit franchement depuis une semaine. Je perçois de plus en plus les mouvements du petit bout mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter certains jours, quand je ne sens pas les petites vagues si caractéristiques au creux de mon ventre.

Les dons d’ovocytes et de spermatozoïdes pour la première fois à la radio

Ce 1er juin, débute la première campagne radio sur les dons d’ovocytes et de spermatozoïdes sur les stations nationales. Avec ce nouveau temps fort de sensibilisation, l’Agence de la biomédecine souhaite médiatiser plus largement ces dons pour recruter davantage de donneuses et de donneurs.

Aujourd’hui, près d’un Français sur deux ignore qu’il est possible de donner des ovocytes dans notre pays pour aider des couples infertiles, et près de trois sur quatre ne savent pas qu’il faut être soi-même parent pour pouvoir donner. Renforcer l’information du public sur ces dons et sur leurs modalités pratiques est donc une priorité.

Cette année, il faudrait 900 donneuses et 300 donneurs pour répondre à l’ensemble des besoins. Le geste solidaire de ces « donneurs de bonheur » bénéficiera à des couples en âge de procréer dont l’infertilité a été médicalement constatée. Ils pourront ainsi connaître le bonheur de vivre une grossesse et de donner naissance à leur enfant.

Les conditions pour donner :

  • être en bonne santé,
  • avoir déjà eu au moins un enfant,
  • avoir entre 18 et 37 ans pour les femmes et entre 18 et 45 ans pour les hommes.

Le don de gamète est anonyme et gratuit, comme les autres dons d’éléments du corps humain (don de sang, don de moelle osseuse, etc.).

Retrouvez toutes les informations sur :

http://www.dondovocytes.fr/

http://www.dondespermatozoides.fr/