Une fille du Nord [grossesse]

Je suis une fille du Nord et la chaleur n’est pas mon amie. Enceinte, c’est encore plus galère, surtout la nuit. Même avec un ventilateur, j’ai trop chaud. Le sommeil se fait par tranche de 2 à 3 heures max (vessie ratatinée oblige) et se rendormir devient un vrai challenge, en particulier à 4 ou 5 heures du matin. Il m’est déjà arrivé d’aller manger un bol de céréales à cette heure indue car je n’arrivais pas à me rendormir avec l’estomac gargouillant. Depuis quelques temps, je suis aussi sujette aux crampes (toujours la nuit) et mon ventre qui pousse m’oblige à changer ma position habituelle d’endormissement.

Cette semaine, mon vœux a été exaucé : il fait beaucoup moins chaud en région parisienne. Le seul hic, c’est qu’avec la chute des températures, je me suis chopé un gros rhume !

C’était la minute « plaintes de PB », heureusement, la grossesse ne se résume pas à ces petits désagréments. Il y a aussi les nouveautés, comme le hoquet de bébé 🙂 . La première fois que je l’ai senti, j’étais toute seule à « jouer » avec la petite quand j’ai commencé à sentir des petits coups super réguliers sous ma main. J’ai trouvé ça bizarre car ça n’était jamais arrivé. Je me suis rappelée que mon appli de PB avait annoncé il y a peu qu’il est maintenant possible de sentir quand bébé a le hoquet.

Dès le lendemain, le papa a pu en être témoin lui aussi lors de notre séance d’haptonomie du soir. Il comptait même les secondes entre chaque soubresaut pour en vérifier la régularité. C’est très drôle de s’imaginer le petit bout faisant « hip ! hip ! hip ! ».

Le temps passe plus ou moins lentement pendant la grossesse. En ce moment pour moi, ça passe plutôt vite. Le rendez-vous de suivi du 7ème mois a eu lieu aujourd’hui. Rien de spécial à raconter de ce côté là car tout va bien.

Il a eu de l’avancement dans la préparation de la chambre de bébé. Le lit est monté, côté déco, j’ai fini la guirlande lumineuse en origami et j’ai aussi reçu les pochons commandés à enattendantbbkoala. Ils sont superbes et qu’on soit PB ou à la recherche d’un joli cadeau, je vous conseille son blog : http://unpingouinsurlabanquise-leblog.com/.

Voici les photos pour illustrer tout ça.

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Quel avenir pour ce blog ?

Dernièrement, certain(e)s d’entre vous ont choisi de passer leur blog en privé afin de se préserver, de retrouver un peu d’intimité. Cela m’a amené à me poser la fameuse question : quel avenir pour ce blog ?

Il a été pour moi une espèce de journal intime moderne. Après la quatrième fausse-couche, j’ai ressenti le besoin de coucher sur le papier clavier ce que j’avais vécu comme un traumatisme. Les précédentes fausse-couches, je les avais vécues différemment. J’étais encore naïve : j’avais de l’espoir avec un taux de 9Ui à 14 DPO ! Ces espoirs étaient très vite déçus lorsque pour la seconde prise de sang, le compte-rendu  du labo annonçait froidement « absence de grossesse ». Pour cette quatrième grossesse, les taux explosaient les plafonds. On s’était dit que cette fois c’était la bonne, l’attente avait été longue mais on avait réussi : j’étais vraiment enceinte. Le choc a donc était immense lorsqu’on m’a annoncé une grossesse non-évolutive à 10 SA. Après coup, j’ai réalisé que j’avais réellement été en état de choc pendant plusieurs jours, à me laisser porter par les événements (l’annonce, la prise de Cytotec, l’hémorragie, les urgences…). Ce n’est qu’une fois rentrée à la maison que j’ai réalisé avoir de nouveau le ventre vide. J’ai touché le fonds à cette époque, j’étais fortement déprimée (je pense même proche de la dépression), la chute des hormones n’aidant pas. Je me sentais incomprise par mon entourage qui voulait très vite, trop vite, me voir aller mieux. De mon côté, il me fallait surmonter le traumatisme de cette expérience, faire le deuil de ce bébé.

J’ai ouvert ce blog car il ne m’était pas toujours facile de mettre des mots sur les maux. Écrire permet de libérer ce qu’on n’arrive pas toujours à exprimer.

Au final, c’est allé bien au-delà d’un simple journal intime virtuel. J’ai découvert la blogo de Pmecs et de Pmettes, je n’étais pas la seule à souffrir de ce mal d’enfant. Il existe des gens capables de comprendre ma douleur, qui ne me jugent pas lorsque je me sens mal, qui sont d’un soutien indéfectible. J’ai découvert également que l’infertilité revêt différents masques : OPK, asthénospermie, endométriose, oligospermie, etc… sont venus compléter mon vocabulaire.

C’est également à partir de cette fausse-couche que nous avons choisi de nous ouvrir aux autres sur notre difficulté à avoir un bébé, notre prise en charge en PMA, les examens médicaux subits… Nous en avons d’abord parlé aux personnes qui nous sont les plus proches mais depuis, je me suis mise à en parler de plus en plus ouvertement, comme au boulot par exemple.

Ce que j’ai écris sur ce blog est très personnel, c’est mon vécu mais je n’ai aucune crainte quant au fait que quelqu’un de mon entourage puisse le lire un jour. Passer le blog en privé n’est donc pas quelque chose que j’envisage aujourd’hui.

Pour autant, je suis montée dans le train depuis, j’ai fait 2/3 du trajet et j’espère arriver à destination sans encombre. Je ne ressens plus le besoin d’écrire, peut-être parce que je suis devenue une PB heureuse et bientôt, j’espère, une MILK comblée. Je suis ravie de vous donner des news, de partager mon expérience de l’haptonomie, de faire des posts « déco ». Je sais qu’il est important de garder de l’espoir quand on est encore sur le quai et les posts de Pmettes PB, quand on a la force de les lire, permettent de se dire que de petits miracles se produisent parfois, qu’un jour, notre tour viendra.

Je pense donc garder ce blog ouvert même si mes articles risquent de s’espacer, notamment après l’arrivée du petit bout. Je continue de vous suivre, de croiser avec vous, pour vous.

Your arguments against breastfeeding in public. They are invalid.

Un fait divers qui a pris de l’ampleur en Australie il y a quelques mois. Un homme s’est gentillement fait raccompagner vers la sortie après avoir demandé à une maman allaitante de se couvrir alors que le personnel ne voulait rien faire. Il faut dire qu’il était dans un café « ami de l’allaitement ». Le patron du café a donc posté l’histoire sur Facebook pour confirmer leur politique. Ca a pris de l’ampleur, etc.
Cette blogueuse s’est amusée à reprendre les « meilleurs » commentaires des anti-allaitement en public et à démonter leurs arguments. J’ai beaucoup aimé la petite chanson qu’elle a mis en fin de note de blog.
Si ça vous intéresse, bonne lecture (le post est en anglais).

Mummy Spits the Dummy

I’m sorry, everyone. I never intended for this to be a breastfeeding advocacy blog, but – y’know. Boobs and their baggage are things that predominate my life at the moment, so…

You’ve probably read about Cheese & Biscuits cafe in Rockhampton, who kicked a massive goal for breastfeeding mothers this week by politely ejecting a customer who was frightened by the sight of a lactating breast in their courtyard. He’d already complained to management, who’d informed him they were a breastfeeding friendly establishment and that they would under no circumstances ask a nursing mother to cover up or leave. He then took it upon himself to approach her, leaving her visibly upset when the owner came out to deliver his coffee. When apprised of the situation, the owner swiftly transferred the man’s coffee to a takeaway cup and showed him the door. She later posted about the incident on Facebook:

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