Ces quelques mots sont pour toi mon bébé [Grossesse]

Lors de notre dernière séance d’haptonomie, Claire m’a conseillé d’évoquer avec toi cette grossesse, de se réjouir de cette aventure qui s’est finalement très bien passée avant d’arriver à la prochaine grande étape, l’accouchement.

Alors voilà, ces quelques mots sont pour toi mon bébé.

Les débuts n’ont pas été simples pour ton papa et moi. Nous n’arrivions pas à nous projeter dans cette grossesse, ayant beaucoup souffert auparavant. Des saignements au début de la grossesse et le discours du médecin lors du premier passage aux urgences nous laissaient peu d’espoir. Il n’y avait rien d’autre à faire qu’attendre.

Au fil des jours, puis des semaines, tu nous a montré que tu étais bien là, que tu continuais de grandir au creux de mon ventre. L’inquiétude était toujours présente mais on a fini par franchir le seuil du premier trimestre, la première grosse étape.

Te voir sur cet écran d’échographie, si petite et pourtant déjà si bien formée, admirer ton profil, te voir agiter les bras et les jambes, entendre les battements de ton cœur a été libérateur pour tes parents. C’est comme si un énorme poids avait été enlevé de nos poitrines, on pouvait enfin respirer.

Malgré tout, ta maman continuait d’avoir quelques angoisses. Je t’aimais déjà tellement que j’étais terrifiée à l’idée de te perdre. Il m’a fallu patienter encore quelques semaines avant que tu ne trouves un nouveau moyen de me rassurer : j’ai fini par te sentir bouger en moi, la seconde grosse étape.

C’était très discret au début, j’avais la sensation de petites bulles qui éclatent dans le ventre. C’est à cette période que nous avons débuté l’haptonomie. Nous avions tellement occulté le début de la grossesse, le début de ta vie, que nous voulions aller à ta rencontre très tôt, te faire sentir que nous étions là pour toi.

T’inviter par un appel de nos mains sur mon ventre, patienter et te sentir quand tu viens t’y blottir sont vraiment des moments magiques. Parfois, tu te fais plus discrète et nous sentons juste un petit appui sous notre paume; à d’autres moments, tu es très vive et les coups et les vagues se succèdent sous ma peau. Tu es le rappel constant d’une force de vie incroyable. Dans ces moments-là, il m’est arrivé d’être prise d’une vague d’émotions intenses, d’avoir les larmes aux yeux. Rassure-toi, c’était des larmes de joie et de bonheur.

Tu réagis également à nos voix, la mienne évidemment mais surtout celle de ton père. Depuis quelques temps, il te chante des comptines lors de nos séances d’haptonomie. Nous te les chanterons après ta naissance, lorsque tu auras besoin d’être rassurée.

Mon ventre s’est arrondi au fil des mois, comme un symbole de la place grandissante que tu occupes dans notre vie. En parallèle, nous avons préparé le « nid » pour t’accueillir. Ta chambre est prête depuis quelques temps déjà, les tous derniers achats ont été faits. Voir cette pièce aménagée rien que pour toi concrétise un peu plus les choses. La grossesse n’est qu’un état temporaire, maintenant, nous n’attendons plus que toi.

J’ai hâte de te rencontrer, te voir, te sentir, te toucher. Théoriquement, je pourrai te tenir dans mes bras dans un peu moins de vingt jours. En attendant, je profite des derniers instants de notre symbiose. Il m’arrive d’être réveillée au beau milieu de la nuit, les mains sur mon ventre et un sourire aux lèvres, simplement parce que tu es là. Je me demande souvent comment tu vis les choses, ce que tu ressens. Cela restera ton petit jardin secret.

Nous allons bientôt vivre la dernière grosse étape de cette grossesse, ta naissance. Je ne te cache pas que j’ai peur de la douleur. Comment vais-je la supporter ? Comment l’accouchement va-t-il se passer ? Cet événement soulève beaucoup de questions auxquelles je n’ai pas forcément de réponses. J’essaie de ne pas trop m’inquiéter, je me suis préparée, j’ai beaucoup lu, échangé avec des mamans. Nous aviserons le jour J. Dans tout les cas, ton papa et moi ferons de notre mieux pour t’accompagner vers cette nouvelle vie, hors de mon ventre. Ce sera un gros bouleversement pour toi aussi. Tu auras tellement de choses à découvrir… une nouvelle aventure va commencer.

Je t’aime mon bébé.

Blogger recognition Award

Petit rappel des règles :

  1. Remerciements de la personne qui vous a nominée
  2. Une brève histoire de votre blog
  3. Un ou deux conseils pour de nouveaux blogueurs
  4. Une sélection de 15 autres blogs à qui vous souhaitez donner le prix

Tout d’abord, merci Margou pour cette nomination. Je suis heureuse de lire que tu t’épanouis dans ton rôle de MILK depuis 1 mois que la petite cadeaute est née. Je voulais à nouveau te remercier également pour m’avoir conseillée et rassurée au début d’année quand j’étais dans l’incertitude sur les anticorps.

Concernant l’histoire de mon blog, je l’ai d’abord écrit pour moi. Je lisais quelques blogs en sous-marin sans oser commenter depuis quelques temps déjà. Suite au traumatisme de ma dernière fausse-couche, j’ai ouvert ce blog car il ne m’était pas toujours facile de mettre des mots sur les maux. Écrire permet de libérer ce qu’on n’arrive pas toujours à exprimer. Au final, c’est allé bien au-delà d’un simple journal intime virtuel. J’ai découvert la blogo, toute une communauté en mal d’enfant qui se soutient, qui se mobilise aussi avec BAMP, avec la Boutique des Idées Fertiles et qui essaient de faire bouger les mentalités, chacun à son niveau, avec ses moyens.

Difficile de donner des conseils pour les nouveaux. Ce qui me paraît important :

  • écrire d’abord pour soi. Le blog est un espace personnel où l’on doit pouvoir écrire sur tout ce qui nous touche
  • avoir du respect lorsqu’on commente car nos situations et nos ressentis sont parfois très proches mais parfois aussi, diamétralement opposés.

Mes quelques nominations :

  • Pmasculin : parce trop peu d’hommes témoignent de leur parcours
  • Simone : parce que l’attente sur le quai est beaucoup trop longue. J’aimerai pouvoir tendre la main et faire monter celles qui attendent en douce.
  • Justomate : parce le combat contre DNLP continue (tous les doigts sont croisés pour cette FIV)
  • Ballerine : parce que parfois, on finit par l’avoir ce p*tain de ticket de train