Je suis maman

Bientôt 2 mois qu’E. est entrée dans nos vies. C’est peu et en même temps, c’est comme si elle avait toujours été là.

Il y a un an, je me remettais difficilement de ma dernière fausse-couche. Jamais je n’aurais imaginé en être là aujourd’hui : je suis maman.

Il y a tellement de choses derrière ces quelques mots.

Chaque jour, je suis émerveillée devant mon bébé. C’est forcément le plus beau bébé du monde. Sa petite bouille me fait craquer et je ne suis pas la seule ;-).

Constamment Souvent, je m’inquiète pour elle. Quand elle dort si paisiblement que sa respiration est à peine perceptible, mais aussi quand elle ronfle bruyamment car son petit nez est encombré,  je guette alors le moindre mouvement de sa poitrine, je suis à l’écoute pour m’assurer qu’elle respire bien.

Je doute de moi aussi. Est-ce que je fais le bon choix ? Est-ce que j’ai bien compris son besoin ? Et si je faisais mal ? Le poids qui pèse sur nos épaules de parents se fait bien sentir dans ces moments de doute. Ce petit être dépend entièrement de nous et des choix qu’on fait pour lui.

Je suis parfois submergée par l’épuisement quand notre fille passe sa journée à manger, pleurer et qu’il est impossible de la poser dans son lit. C’est avec soulagement alors que j’entends le papa rentrer du travail. Je sais qu’il va prendre le relai le temps que je recharge les batteries.

Il m’est arrivé de pleurer avec elle lorsque les coliques la font hurler de douleur. C’est tellement frustrant de ne rien pouvoir faire pour la soulager dans ces moments-là. Heureusement, les pro-biotiques et le Calmosine ont espacé les crises et réduit leur intensité.

Mais un sourire d’E. et tout ces tracas sont balayés en un dixième de seconde. Il a beau être 4 heures du matin, je suis peut-être épuisée mais lorsqu’elle me fait le plus beau des sourires après avoir tété, mon petit cœur de maman fond.

Elle m’impressionne également quand, depuis qu’elle a 2 semaines, elle cherche à communiquer et commence à gazouiller. Elle réagit au son de ma voix. Les « areu », timides au début, sont devenus plus francs maintenant.

Depuis quelques jours, nous sommes passés aux pyjamas en taille 3 mois. Ça me rend à la fois fière, car ça prouve que mon lait lui permet de bien grandir mais un peu nostalgique en même temps. Le petit bébé qui est sorti de mon ventre a déjà bien changé. Mes parents m’avaient toujours dit qu’avec des enfants, on a d’autant plus conscience du temps qui s’écoule. Je ne peux que constater qu’ils ont raison.

Être maman c’est pour moi un chamboulement, une tempête d’émotions pas toujours faciles à gérer,  mais c’est surtout un amour incommensurable pour ce petit être que nous avons mis au monde.

 

Cet article sera le dernier de ce blog. Je vous commente peut-être un peu moins mais continue de vous lire régulièrement.

Je vous souhaite de trouver le bonheur, avec un bébé couette, un bébé synthétique, un bébé adopté et même sans bébé.